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Immatriculation des motos : la FAL-CI demande des solutions urgentes

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La Fédération des Acteurs de la Livraison de Côte d’Ivoire (FAL-CI) monte au créneau face aux difficultés rencontrées par les livreurs à moto dans l’obtention de leurs cartes grises et plaques d’immatriculation.

Selon la Fédération, 10 000 plaques auraient été annoncées comme disponibles au niveau du guichet provisoire. Des livreurs se seraient rendus sur place pour les récupérer, mais auraient constaté que leurs plaques n’étaient finalement pas disponibles. La FAL-CI affirme que de nombreux livreurs ont pourtant payé les frais liés à la production de leurs cartes grises et plaques depuis plusieurs mois. Certains attendraient leur délivrance depuis trois, six, neuf, douze mois, voire plus d’un an.

Pour la Fédération, cette situation crée une difficulté particulière : les livreurs sont soumis à l’obligation de circuler avec des documents en règle alors même qu’ils affirment avoir accompli les démarches nécessaires auprès de l’administration. « Nous appelons donc à la célérité dans la production des cartes grises et dans la délivrance et la pose des plaques d’immatriculation déjà payées. Cette célérité est indispensable pour permettre à nos entreprises et aux livreurs de reprendre ou de poursuivre leur activité dans le strict respect de la loi », déclare la FAL-CI.

La FAL-CI dénonce par ailleurs l’immobilisation systématique de motos lorsque deux personnes sont à bord et estime que cette pratique nécessite d’être clarifiée.

L’organisation dit comprendre les mesures prises par les forces de sécurité à la suite du décès tragique d’un livreur, mais juge inappropriée une approche qui conduirait à considérer systématiquement les personnes circulant à deux comme des suspects. Elle affirme également avoir reçu des témoignages faisant état de paiements réclamés lors des contrôles, avec des montants allant, selon les cas rapportés par ses membres, de 5 000 à 15 000 FCFA, voire davantage en cas de mise en fourrière.

La Fédération rappelle que ces motos constituent pour de nombreux jeunes leur principal outil de travail et représentent des investissements, des crédits et des moyens de subsistance.

L’organisation estime ainsi que la situation constitue désormais une urgence sociale, économique et professionnelle, compte tenu du rôle joué par les services de livraison dans le fonctionnement quotidien des entreprises et des ménages.

Face à cette situation, la Fédération sollicite du ministre des Transports et des Affaires maritimes une mesure transitoire en faveur des livreurs et des très petites entreprises ayant déjà payé leurs démarches administratives.

Elle propose notamment qu’une disposition administrative permette à ces travailleurs de continuer temporairement à circuler et à exercer leur activité, dans l’attente de la délivrance effective de leurs cartes grises et plaques. Pour la FAL-CI, une telle mesure ne constituerait ni une faveur ni un recul devant la loi, mais un accompagnement vers la conformité.

La Fédération assure enfin privilégier le dialogue avec les autorités et appelle ses membres au calme, à la responsabilité et au civisme. Elle réaffirme ne réclamer ni impunité ni privilège, mais la possibilité de travailler légalement avec les documents que l’administration doit leur permettre d’obtenir.


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