Face à l’effondrement du prix du cacao, passé de 2 800 à 1 200 FCFA le kilogramme, la colère gronde chez les producteurs… Ils menacent.
« Nos stocks doivent être achetés à 2 800 FCFA. Si cela n’est pas fait, aucun cacao ne sera acheminé à Abidjan tant que tout le stock résiduel ne sera pas enlevé », a averti Koné Moussa, président national du Syndicat national agricole pour le progrès en Côte d’Ivoire (SYNAPCI).
Devant des dizaines de milliers de producteurs réunis à Méo, dans le département de Toulépleu, dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire, le SYNAPCI, qui revendique plus de 800 000 membres, a tenu à faire le point sur la crise qui secoue la filière cacao et qui a conduit à la baisse du prix fixé à l’ouverture de la campagne en octobre 2025.
« Le cacao a été vendu de manière anticipée, l’argent encaissé, mais les producteurs ont encore leurs fèves en main. À qui a-t-on vendu ce cacao ? Pourquoi refuse-t-on de venir l’enlever ? », s’interroge le responsable syndical, qui dénonce les dysfonctionnements du mécanisme de stabilisation des prix censé protéger les producteurs.
S’il affirme sa confiance au gouvernement, Koné Moussa appelle à une réforme du modèle de gestion : « …nous n’avons plus confiance aux gestionnaires. Il faut un nouveau mode de gestion. »
Le rassemblement de Méo fait partie d’une série de consultations engagées par le SYNAPCI afin d’informer les producteurs, de renforcer leur mobilisation et d’organiser une riposte collective face à la chute brutale du prix du cacao et aux difficultés persistantes dans l’évacuation des stocks.
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