Le Conseil du Café-Cacao (CCC) est monté au créneau pour réfuter les informations faisant état d’un blocage de la commercialisation du cacao en Côte d’Ivoire.
Lors d’une conférence de presse tenue le mercredi 14 janvier 2026 au siège de l’institution, au Plateau, le directeur général du CCC, Koné Brahima Yves, a dénoncé une « campagne insidieuse » menée, selon lui, par certains acteurs de la filière, aux motivations politiques clairement identifiées.
Face aux journalistes, le patron de l’organe de régulation a tenu à clarifier une situation qu’il juge déformée par plusieurs semaines de rumeurs évoquant une supposée surproduction et des difficultés majeures d’évacuation du cacao. « Alors que le monde paysan a salué le prix bord champ du kilo fixé à 2 800 FCFA, une campagne de désinformation s’est installée à travers le pays », a-t-il déclaré.
Selon lui, ces informations ont eu un impact direct sur le marché international, contribuant à une baisse des cours. Il affirme avoir d’abord privilégié le dialogue avec les acteurs à l’origine de ces déclarations, avant de constater l’impossibilité d’un échange constructif. « Certains avaient d’autres intérêts à défendre. Il était donc de notre devoir de faire la clarification », a-t-il expliqué.
Le directeur général du CCC a nommément cité deux organisations syndicales agricoles, l’ANAPROCI et le SYNAP-CI, qu’il accuse d’avoir diffusé des chiffres erronés, notamment l’annonce de près de 700 000 tonnes de cacao prétendument stockées dans les zones de production. « La commercialisation se poursuit normalement. Rien que la veille, près de 300 camions ont été déchargés dans les ports d’Abidjan et de San Pedro », a-t-il assuré.
Concernant les camions stationnés aux abords des ports, largement évoqués dans un reportage de RFI, le responsable du CCC a apporté des précisions. Selon lui, certains de ces véhicules ne disposent pas de connaissements conformes, un document administratif obligatoire pour l’exportation du cacao depuis 2018. « Aucune cargaison ne peut intégrer le circuit officiel sans ce document dûment validé », a-t-il insisté, ajoutant que les camions en règle sont régulièrement pris en charge.
Koné Brahima Yves estime que la diffusion d’informations alarmistes vise à affaiblir la position de la Côte d’Ivoire sur le marché mondial afin de justifier une baisse des prix, au détriment des producteurs.
Réaffirmant que le producteur demeure « au centre de l’action publique », le directeur général du CCC a rappelé que près de 70 % de la production nationale avait déjà été acheminée vers les ports au 24 décembre 2025 et que l’État a mobilisé environ 2 800 milliards de FCFA pour la rémunération des planteurs. Il a enfin appelé les acteurs de la filière et les médias à la responsabilité, afin de préserver la stabilité d’un secteur stratégique pour l’économie ivoirienne.
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