Des adolescents âgés de 11 à 14 ans sont incarcérés à la prison civile d’Agboville, trois semaines après leur arrestation durant les récentes manifestations contre le 4e mandat de Alassane Ouattara. Interrogé à l’issue du Conseil des ministres du 12 novembre, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a justifié leur détention et rappelé la force de la loi.
« Ce n’est pas parce que vous êtes mineurs que vous pouvez bénéficier d’un passe-droit pour violer les lois de votre pays. Ils subiront la rigueur de la loi comme tous les autres », a déclaré Amadou Coulibaly.
Selon lui, ces mineurs se sont retrouvés dans cet environnement carcéral « parce qu’ils ont été impliqués d’une façon ou d’une autre dans les violences et manifestations qui ont eu cours ».
Les familles de ces jeunes dénoncent des arrestations « injustes» et réclament leur libération pour leur permettre de retourner à l’école.
Plus de 700 personnes ont été interpellées lors de ces manifestations.
Interpellé, par ailleurs, sur les appels au dialogue lancés par plusieurs figures politiques et religieuses, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a réaffirmé la fermeté de la justice ivoirienne.
« Toutes les personnes arrêtées sont dans des procédures judiciaires. Certaines ont déjà été jugées et condamnées, d’autres sont encore en instruction », a-t-il précisé.
Le ministre de la Communication a par ailleurs dénoncé les pratiques consistant, selon lui, à « violer les textes du pays » puis à solliciter l’intervention de chefs religieux ou traditionnels pour demander pardon après coup. « Il faut que les gens apprennent à respecter l’État », a-t-il insisté.
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