La Plateforme pour l’Engagement Citoyen de Côte d’Ivoire (PEC-CI), qui regroupe 37 organisations de la société civile, a appelé le gouvernement à privilégier une réponse sociale après les démolitions survenues le 3 juin 2026 à Koumassi-Campement.
Lors d’une conférence de presse tenue le 10 juillet à Abidjan, son président, Ebrin Yao Remi, a demandé que les populations déguerpies soient autorisées à sécuriser leurs terrains en attendant une solution définitive. Il estime que si l’opération est reconnue illégale, les habitants devraient être autorisés à réoccuper leurs parcelles.
La PEC-CI propose également que les 12 000 logements annoncés par le gouvernement soient construits en priorité pour reloger les familles sinistrées ou, à défaut, sur d’autres terrains appartenant à l’État. « L’État doit privilégier l’aspect social de cette crise », a insisté son président.
L’organisation dit avoir relevé plusieurs zones d’ombre autour de cette opération, notamment l’absence de procédure d’expropriation et d’indemnisation des occupants. Elle appelle à une enquête approfondie afin d’établir toutes les responsabilités et salue l’ouverture d’une procédure judiciaire par le procureur de la République.
Tout en reconnaissant les progrès réalisés par la Côte d’Ivoire en matière de développement, la PEC-CI estime que ces avancées doivent également bénéficier aux populations les plus vulnérables.
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