Dans le cadre du développement de son secteur énergétique, le gouvernement ivoirien a porté son choix sur San Pedro pour accueillir la deuxième raffinerie de pétrole du pays, un projet d’envergure destiné à renforcer les capacités nationales de transformation des hydrocarbures. L’annonce a été faite le 24 juillet 2026 à Yamoussoukro par le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa Coulibaly.
La future raffinerie disposera d’une capacité de traitement de 170 000 barils de pétrole par jour, ce qui en fera l’une des plus importantes installations industrielles du pays. Sa réalisation s’inscrit dans la Politique intégrée des ressources minérales et de l’énergie (PIRME), un vaste programme d’investissements dont la mise en œuvre est prévue avant 2040.
Le choix de San Pedro répond à des considérations logistiques et économiques. Grâce à son port en eau profonde, la ville offre des conditions favorables pour l’approvisionnement en pétrole brut et l’exportation des produits raffinés. Le projet contribuera également à dynamiser l’économie du sud-ouest ivoirien, à renforcer l’approvisionnement des pays voisins et à créer un second pôle énergétique en complément d’Abidjan.
L’objectif affiché par les autorités est de favoriser la transformation locale du pétrole extrait des champs Baleine et Calao, afin d’accroître la valeur ajoutée de cette ressource et de positionner la Côte d’Ivoire comme un acteur majeur de l’industrie pétrolière en Afrique de l’Ouest.
À noter que les premières bases de ce projet avaient été posées en mai 2025 avec la signature d’un protocole d’accord entre la Société ivoirienne de raffinage (SIR) et la société américaine Yaatra Ventures.
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