Alors que la Guinée-Bissau est secouée par un nouveau coup de force militaire, plusieurs obervateurs et membres de l’opposition du pays évoquent un coup d’Etat monté de toutes pièces pour annuler les résultats des élections.
Le président destitué, Umaro Sissoco Embalo, a quitté le pays pour le Sénégal tandis que la junte a nommé le général Horta N’Tam à la tête du Haut Commandement militaire (HCM). Ce putsch, survenu juste avant l’annonce des résultats de la présidentielle et des législatives, intervient dans un contexte de forte suspicion.
L’opposition, dirigée par le candidat Fernando Dias qui se dit vainqueur du scrutin, accuse directement M. Embalo d’avoir orchestré ce « semblant de coup d’État » pour se maintenir au pouvoir. Cette thèse est renforcée par plusieurs faits troublants : le général N’Tam et le nouveau chef de l’armée, le général Djassi, étaient tous deux des proches du président Embalo. De plus, l’arrêt du processus électoral est considéré par un chercheur ouest-africain comme le « scénario idéal » pour Embalo, lui permettant de se repositionner pour l’avenir après une brève éclipse.
Alors que le principal opposant, Domingos Simoes Pereira, a été arrêté, M. Embalo a pu rejoindre le Sénégal. Les organisations internationales comme l’Union Africaine ont condamné sans équivoque le coup d’État et appelé au retour à l’ordre constitutionnel et à la reprise immédiate des élections.
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