Dans son rapport publié à l’issue de sa session plénière de juin 2026, le Groupe d’action financière (GAFI), organisme international chargé de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, a estimé que la Côte d’Ivoire a substantiellement achevé son plan d’action et peut désormais faire l’objet d’une évaluation sur place.
Après son inscription il y a un an sur la liste des pays à « haut risque », en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, la Côte d’Ivoire entrevoit le bout du tunnel grâce à la mise en œuvre de plusieurs mesures majeures dans le cadre des engagements pris avec le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA).
Parmi les progrès relevés par le GAFI dans son rapport figurent le renforcement de la coopération internationale dans les enquêtes et poursuites liées au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme, l’amélioration de la supervision fondée sur les risques des institutions financières ainsi que des entreprises et professions non financières désignées, de même que le développement de campagnes de sensibilisation destinées à améliorer la conformité des acteurs concernés.
Le rapport met également en avant les efforts accomplis pour améliorer la disponibilité et l’accès aux informations sur les bénéficiaires effectifs des personnes morales. Les autorités ont notamment renforcé les mécanismes de vérification et les sanctions applicables en cas de manquement aux obligations de transparence.
Autre point salué par le GAFI : le renforcement de l’exploitation du renseignement financier par les services chargés de l’application de la loi ainsi que l’amélioration de la diffusion des informations par la Cellule nationale de traitement des informations financières.
L’institution internationale note par ailleurs une progression des enquêtes et poursuites relatives au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme, en cohérence avec le profil de risque du pays.
Une visite sur place avant une décision finale
Lors de sa session de juin 2026, le GAFI a considéré que les réformes engagées par la Côte d’Ivoire justifient désormais une visite d’évaluation sur place. Cette mission aura pour objectif de vérifier que les mesures adoptées sont effectivement appliquées et que l’engagement politique demeure suffisamment fort pour garantir leur pérennité.
Cette étape constitue généralement l’une des dernières phases du processus avant un éventuel retrait de la liste des juridictions faisant l’objet d’une surveillance renforcée.
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