La décision de la FIFA d’autoriser l’attaquant américain Folarin Balogun à disputer les huitièmes de finale de la Coupe du monde, malgré un carton rouge reçu au tour précédent, provoque une vive polémique.
La controverse est née après que la FIFA a invoqué une disposition de son code disciplinaire lui permettant de « suspendre intégralement ou partiellement la mise en œuvre d’une mesure disciplinaire ». Cette règle a été utilisée pour lever la suspension automatique d’un match infligée à Folarin Balogun, attaquant de l’AS Monaco et de la sélection américaine.
Selon plusieurs médias, cette décision est intervenue après une intervention directe du président américain, Donald Trump, auprès du président de la FIFA, Gianni Infantino, afin de demander un réexamen du dossier. Quelques heures plus tard, la FIFA confirmait que le joueur était finalement autorisé à participer au huitième de finale disputé à Seattle.
Cette volte-face a immédiatement suscité la colère de la Fédération royale belge de football (RBFA), qui estime que la décision est contraire au règlement de la compétition. Dans un communiqué, l’instance belge affirme que cette mesure « est en contradiction directe avec les dispositions du règlement de la compétition prévues à l’article 10.5 ».
La RBFA a également révélé que la FIFA avait rejeté sa demande d’obtenir une copie de la décision motivée, considérant son recours comme irrecevable. La fédération belge affirme n’avoir disposé que de « quelques heures » pour agir, sans recevoir les éléments nécessaires pour exercer un éventuel appel.
L’UEFA est, elle aussi, montée au créneau dans un communiqué particulièrement sévère. L’instance européenne estime que la FIFA « a franchi une ligne rouge » en suspendant l’application automatique de la sanction.
Pour l’UEFA, le carton rouge et la suspension qui en découle constituent un principe fondamental garantissant l’équité sportive. Elle souligne que de nombreux joueurs se sont retrouvés dans une situation identique et ont purgé leur suspension sans bénéficier d’un traitement particulier.
« L’intégrité du jeu est menacée et la crédibilité de la compétition compromise », affirme l’organisation, qui redoute qu’un tel précédent oblige désormais la FIFA à traiter de manière identique tous les cas similaires durant le tournoi. L’UEFA se dit enfin « incrédule face à une décision aussi inédite, incompréhensible et injustifiable ».
De son côté, la FIFA justifie sa décision en s’appuyant sur l’article 27 de son code disciplinaire. L’instance précise que la suspension de Balogun est simplement suspendue pour une période probatoire d’un an. En cas de nouvelle infraction d’une gravité comparable durant cette période, la sanction sera réactivée, sans préjudice d’éventuelles sanctions supplémentaires.
Donald Trump a salué cette décision sur son réseau Truth Social, remerciant la FIFA d’avoir, selon lui, « réparé une grande injustice ».
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