La Côte d’Ivoire ne réalisera pas l’exploit de conserver son titre de champion d’Afrique. Les Éléphants sont tombés (3-2) face aux Pharaons samedi dernier au terme d’un match qui laisse un goût amer.
Pour la 11e fois en 12 confrontations en CAN, l’Égypte a battu la Côte d’Ivoire. Au stade Adrar à Agadir, c’est une équipe ivoirienne sûre de ses forces, mais assez méfiante face à un adversaire perçu comme une sorte de bête noire selon l’histoire.
« On avait prévenu les joueurs. On savait qu’ils allaient nous attendre et saisir la moindre erreur pour nous punir », a confié le sélectionneur ivoirien après le match. Visiblement, la leçon n’est pas passée. Une perte de balle du capitaine Franck Kessié, puis une mauvaise appréciation d’Odilon Kossonou laissent le champ libre à Omar Marmoush pour ouvrir le score dès la 4e minute de jeu. ⁵
Peu à peu, les Ivoiriens se remettent dans le sens de la marche, mais peinent face à un bloc assez compact. À la 32e minute, Rami Rabiah vole plus haut dans les airs que Sangaré pour tromper Yahia Fofana. À 2-0, il fallait pour les champions en titre réagir au plus vite. Sur un corner de l’ailier Yann Diomandé, le latéral El Fotouh marque contre son camp. Une réduction du score qui annonce une seconde période pleine d’espoirs pour la Côte d’Ivoire. Au retour des vestiaires, ce sont plutôt les Égyptiens qui frappent à nouveau grâce à leur star Mohamed Salah (52e)
Fouettés dans leur orgueil de champions, les Éléphants reviennent dans le match à nouveau grâce à Guéla Doué, qui reprend un ballon qui traînait dans la surface sur corner.
L’Égypte réussit à faire le dos rond, à grapiller des minutes de jeu. « (…) À partir du moment où elle mène, elle va commencer à tomber, à tricher… C’est l’Égypte et depuis la nuit des temps, c’est comme ça. C’est solide défensivement, ça reste en place, dès qu’ils ont une opportunité, ils la mettent au fond », indique Faé. Avec seulement 29 % de possession de balle et trois buts sur quatre tirs cadrés, l’Egypte confirme qu’elle est toujours capable de faire beaucoup avec peu.
Au coup de sifflet final, les larmes ! Celles d’Inao Christ et d’Amad Diallo, qui rêvaient de réécrire l’histoire face à l’Égypte. Il faudra attendre encore.
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