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Football : l’arbitrage ivoirien, vedette de la saison 2025-2026

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La saison de football en Côte d’Ivoire a clos son chapitre 2025-2026. Outre le sacre de l’Asec Mimosas en Ligue 1, la victoire du CO Korhogo en coupe, ou le nouvel échec de l’Africa en Ligue 2, ce qui marquera les esprits, ce sont les nombreuses contestations au niveau de l’arbitrage.

Lors de la 29e journée de Ligue 1, le 17 mai dernier, les joueurs du FC OSA avaient refusé de disputer normalement leur rencontre face à l’AFAD, s’agenouillant sur la pelouse en signe de protestation. Résultat : une lourde défaite sur le score de 8 buts à 0. Le président du club, Amza Gamal, avait alors dénoncé le fait que certains dirigeants de clubs disposent de « leurs propres arbitres qu’ils contrôlent ».

Cette saison, les images d’arbitres sous escorte ainsi que les vidéos de buts entachés d’erreurs d’appréciation ont largement circulé sur les réseaux sociaux. Plus récemment, les critiques acerbes formulées par Alex Coppolani, ancien préparateur physique de l’Asec Mimosas, à l’encontre du corps arbitral national ont davantage jeté le discrédit sur le football local.

Ce dernier a exprimé son indignation face à ce qu’il considère comme des erreurs répétitives et des décisions arbitrales susceptibles d’influencer le déroulement des championnats. Selon lui, plusieurs rencontres récentes ont été marquées par des fautes d’appréciation alimentant frustrations, incompréhensions et tensions entre clubs, dirigeants et supporters.

Pour Alex Coppolani, l’arbitrage ivoirien doit impérativement se remettre en question afin de restaurer la confiance des acteurs du football local. « Sans détour, c’est la pire saison de l’arbitrage ivoirien », critique un observateur du championnat national. Pour d’autres, il est évident que « de nombreux arbitres sont corrompus ».

Des critiques qui ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd au sein de la Commission centrale des arbitres de Côte d’Ivoire (CCA). Son président, Bonaventure Kalou, a réagi lors d’une réunion de la commission. Il a indiqué que, sur l’ensemble de la saison, seulement douze plaintes ont été officiellement enregistrées pour 964 matches disputés.

Selon lui, « les réseaux sociaux ne peuvent se substituer à la commission juridique ». Il a également rappelé le devoir de neutralité qui incombe aux arbitres.

Le patron de la CCA a rassuré les clubs, les supporters et l’ensemble des acteurs du football ivoirien quant à la volonté de l’instance arbitrale d’améliorer continuellement ses performances. Bonaventure Kalou a insisté sur les efforts de formation, d’encadrement et d’évaluation entrepris afin de garantir davantage de professionnalisme et d’impartialité dans les compétitions nationales.

Ces explications n’ont toutefois pas suffi à calmer totalement les débats. Plusieurs observateurs estiment que les difficultés récurrentes de l’arbitrage ivoirien découlent d’un système d’influence bien huilé et traduisent la nécessité de réformes plus profondes, notamment en matière de modernisation des outils de travail, de renforcement des capacités techniques et de protection des arbitres contre les pressions extérieures.


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