À la tribune de l’ONU, ce 27 septembre 2025, le Premier ministre burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a livré un discours marqué par de vives critiques lancé un appel pressant à la réforme du Conseil de sécurité et porter des accusations contre la France dans le soutien au terrorisme.
S’exprimant au nom du président Ibrahim Traoré, il a dénoncé le bilan « mitigé » de l’organisation en 80 ans d’existence, estimant que l’ONU est devenue « un fiasco embarrassant » en raison de son incapacité à résoudre les crises majeures, en particulier le conflit israélo-palestinien.
Le chef du gouvernement a jugé « anachronique » un Conseil de sécurité qu’il accuse d’être paralysé par ses divisions internes et de servir les intérêts des grandes puissances au détriment des peuples, en soulignant l’absence de l’Afrique dans ses instances décisionnelles.
Appelant à accorder au continent une représentation permanente, il a insisté sur la nécessité de réformer en profondeur l’organisation pour restaurer sa crédibilité. Dans le même temps, il a mis en cause la France, accusée de soutenir indirectement le terrorisme au Sahel et de relayer, à travers ses médias publics, une propagande favorable aux groupes armés. Selon lui, ces ingérences traduisent « la persistance de logiques prédatrices », que l’ONU échoue à contenir.
Tout en rappelant l’engagement du Burkina Faso, du Mali et du Niger au sein de la Confédération des États du Sahel (AES) pour assurer leur propre sécurité et renforcer leur souveraineté, Ouédraogo a exhorté les Nations Unies à « changer de paradigme » afin de redevenir un véritable garant de la paix et non un instrument de domination des puissances.
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