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RDC : Joseph Kabila sanctionné par les USA « pour ses liens » avec les rebelles

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L’Office of Foreign Assets Control (OFAC), organe du département du Trésor des États-Unis, a annoncé dans un communiqué le 30 avril dernier une série de sanctions visant l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila.

Washington reproche à Kabila d’avoir soutenu le Mouvement du 23 mars (M23) et l’Alliance du fleuve Congo (AFC), deux entités impliquées dans les violences persistantes dans l’est du pays. Selon les autorités américaines, ces groupes rebelles, actifs notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, sont responsables d’une dégradation majeure de la sécurité, marquée par des milliers de morts et des déplacements massifs de populations civiles.

Dans une déclaration officielle, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a souligné la volonté de Washington de faire respecter les engagements pris dans le cadre des accords régionaux.

« Le président Donald Trump ouvre la voie à la paix en République démocratique du Congo […] ceux qui continuent de semer l’instabilité devront répondre de leurs actes », a-t-il affirmé.

Selon le Trésor américain, Joseph Kabila aurait joué un rôle direct dans le soutien aux rebelles. Il est notamment accusé d’avoir apporté une aide financière à l’AFC, encouragé des défections au sein des Forces armées de la RDC (FARDC) et tenté d’orchestrer des actions militaires depuis l’étranger.

Les mesures prises impliquent le gel de tous les avoirs de Kabila aux États-Unis ainsi que l’interdiction pour toute entité ou personne américaine d’effectuer des transactions avec lui.

L’OFAC rappelle que toute violation de ces sanctions peut entraîner de lourdes pénalités, civiles comme pénales, et concerner aussi bien des acteurs américains qu’étrangers.

Au-delà de la sanction, Washington insiste sur l’objectif stratégique de ces mesures : provoquer un changement de comportement. L’administration américaine affirme rester ouverte à une levée des sanctions en cas d’évolution positive des acteurs concernés.

Ancien chef de l’État entre 2001 et 2019, Kabila avait déjà suscité de vives critiques pour avoir prolongé son mandat au-delà de la limite constitutionnelle. Depuis 2025, il vivrait à Goma sous la protection du M23, selon les autorités américaines.

Désigné comme organisation armée par les États-Unis et les Nations unies, le Mouvement du 23 mars a récemment étendu son emprise territoriale dans l’est de la RDC, avec la prise de villes stratégiques comme Goma et Bukavu. Washington accuse les forces rwandaises d’avoir apporté un soutien militaire et logistique au groupe, une implication déjà sanctionnée en mars 2026.


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