Le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a sévèrement critiqué, lundi 24 novembre 2025, les conclusions de la COP30, qui s’est achevée à Belém, au Brésil.
Devant le Forum des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l’homme à Genève, il a estimé que les « faibles résultats » de la conférence témoignent d’une incapacité persistante des dirigeants mondiaux à répondre à la crise climatique.
Pour le responsable onusien, l’accord final, qualifié d’« à minima » et dépourvu de mention explicite sur les énergies fossiles, illustre l’influence persistante des industries polluantes.
« L’industrie des combustibles fossiles génère des profits colossaux tout en dévastant les communautés les plus pauvres », a-t-il dénoncé, appelant à une reddition de comptes pour les responsables de ces dommages.
Volker Türk a qualifié l’inaction actuelle de « fatale », allant jusqu’à s’interroger sur la manière dont l’histoire jugera cette période. « La réponse inadéquate d’aujourd’hui pourrait-elle être considérée comme un écocide, voire un crime contre l’humanité ? », a-t-il lancé.
Le haut-commissaire s’est appuyé sur des décisions récentes de la Cour internationale de justice et de la Cour interaméricaine des droits de l’homme, qui reconnaissent l’obligation des États de prévenir les atteintes graves au climat et d’encadrer strictement les entreprises. Ces jurisprudences, selon lui, confirment que l’urgence climatique est aussi une question de droits humains fondamentaux.
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